Quelle fiscalité pour le trading en ligne ?

Le trading étant de plus en plus accessible grâce à la démocratisation de plateformes de trading en ligne, il est tout à fait possible d’ouvrir un portefeuille et de se lancer sur les marchés financiers en quelques minutes. Une fois expérimenté dans la matière, il faudra prendre en considération les aspects fiscaux afin de ne pas se voir confisquer tous les profits après de nombreuses périodes de trading.

Ce qu’il faut savoir avant tout

Dans un premier temps, il est interdit pour un particulier ou professionnel seul de gérer le capital d’une autre personne. L’Autorité des Marchés Financiers (AMF), en France, exige de très grandes ressources financières et une régulation stricte à ce sujet. Seul des fonds d’investissements tels que des fonds mutuels, des fonds de pensions, ou des banques ont accès à la gestion de portefeuilles d’autrui. Bien entendu, si vous travaillez pour une institution agréée en investissement, il vous sera possible de gérer les portefeuilles de clients mais toujours dans le cadre de votre activité professionnelle.

Le trading en France n’est donc possible que pour son compte personnel.

fiscalité trading

Les types de fiscalité suivant votre activité en trading

Suivant votre activité de trading en ligne, vous serez soumis à une fiscalité différente. Un trader occasionnel ne sera pas soumis au même régime fiscal qu’un trader actif, considéré comme « professionnel ».

Pour du Trading Occasionnel

Le trader sera soumis à une fiscalité dite « ordinaire » pour une gestion personnelle de patrimoine privée. Les plus-values du trader seront alors imposables et dépendront de sa situation fiscale globale au moment de l’imposition.
Cette imposition s’évalue au cas par cas. En règle générale, elle se trouve aux alentours des 25%.

Pour du Trading régulier (Day Trading, Forex…)

Toute personne effectuant régulièrement des opérations d’achats et de ventes sur les marchés financiers est considérée comme « trader professionnel », en France. Par conséquent, un trader devra déclarer ses bénéfices en tant que bénéfices non commerciaux et d’un statut professionnel.

  • Les bénéfices sont imposables entre 15 % et 30%.
  • Les dividendes sont imposables après une déduction d’un abattement de 34%.
  • Enfin, les charges sociales sont taxées de 10% à 15%.

Les plus-values d’un trader professionnel, à son compte, seront donc taxées entre 25% et 45%. De nombreux moyens existent cependant afin d’abaisser ces taux, tels que l’achat de bureautique, de locaux etc.

L’avis d’un professionnel est toujours mieux

Afin de ne prendre aucun risque, il est conseillé de prendre rendez-vous avec un inspecteur des impôts. Contacter un agent du fisc local est gratuit. Chaque personne à sa propre situation en termes de statut professionnel, capitaux disponibles, instruments financiers à trader…

centre impôts et fraude

Contacter un inspecteur local des impôts vous permettra de vous rassurer et vous protégera en cas de litiges.

Si vous débutez en trading

Si vous venez à peine de vous lancer de le trading et que vous n’êtes encore qu’un débutant, rien ne sert de courir. En effet, l’imposition sur les bénéfices ne se fait QUE LORSQUE des bénéfices sont engendrés suite à des prises de positions sur les marchés financiers. En d’autres termes, il faudra d’abord réussir à être en positif avant de penser aux règles fiscales. Posez-vous la question de la fiscalité une fois que vous serez fin prêts à vous lancer sérieusement dans le trading. Durant votre phase d’apprentissage, il est préférable d’utiliser des portefeuilles fictifs afin de ne pas perdre d’argent.